Bienvenue dans cette rubrique mensuelle (bimensuelle ? Je ne sais plus) où l’on va chatouiller vos neurones.

Le schéma (un fait énoncé sans pincettes)

Vous placer entre un chat et sa volonté est voué à l’échec. Si le chat a décidé de mener une guerre acharnée contre une plante, depuis ses débuts de jeune pousse dans un verre d’eau, il le fera.

Bien sûr, vous pouvez mener la guerre à votre chat à votre tour. Vous pouvez rescaper la jeune pousse à terre qui aura été sauvagement jetée par le félin, remplir à nouveau le verre vidé qu’il aura bu avidement et replacer la plante abîmée par ses crocs implacables. Il se peut même que cette pousse maltraitée, protégée par votre dévouement, croisse luxuriante. Ce n’est qu’en retrouvant l’énorme pot renversé de son étagère, le félin dormant négligemment parmi les feuilles décimées, que vous comprendrez le véritable sens du mot harcèlement. Et, pourtant. La plante survivra par vos soins et sous votre protection.

Un jour, elle donnera à son tour de nouvelles pousses, malgré les assauts répétés du félin.

Vous planterez ces pousses. Vous les aimerez et les leur donnerez des noms :« Survivante numéro 1 », « Survivante numéro 2 », etc, car elles ont leur propre individualité, leurs propres espoirs et aspirations, vous le sentez.

Cependant, quand vous retrouverez l’une d’entre elle à terre, dans une traînée de terreau, ses feuilles présentant les marques caractéristiques des crocs du félin, vous saurez qu’il ne s’agit pas d’un conflit – personnel entre la plante originelle et votre chat.

Il s’agit à présent d’une guerre intergénérationnelle qui ne prendra fin qu’avec la mort de l’un des camps.

La cervelette (la lecture plus longue et/ou approfondie du moment)

« J‘ai horreur de ces principes et de ces règles de vie qu’on répète en chœur comme des comptines […] ; j’aime simplement ce qui est net, clair est beau, et mesuré. », écrira Léon Tolstoï dans sa lettre à Strakhov, en mars 1872. Sa réponse au monde et à ses moeurs stupides, il la donnera en écrivant son roman immense et polémique, Anna Karénine.

André Maurois déclarera que « jamais rien de plus beau, de plus humain, de plus nécessaire ne fut écrit que Guerre et Paix ou Anna Karénine » et il est impossible, après la lecture de ce dernier, d’infirmer cela.

Lire Anna Karénine est une aventure étourdissante ; fermer le roman après sa dernière page, c’est faire un deuil. À présent, on sait que l’on retrouvera Tolstoï dans tous les autres chefs-d’oeuvres littéraires qu’on lira par la suite, qu’on a peut-être lu avant. Camus, Freud et Proust l’appellent papa. Rien n’est plus vrai ni plus beau que ce qu’a écrit Tolstoï, aucun écrit traitant de la vie d’un groupe humain n’est plus saisissant. Passer sur cette terre sans l’avoir lu, c’est gâcher son existence. Ne commettez pas cette erreur.

La dopamine (inspirations pour se sortir les phalanges du séant, globalement)

Peut-être n’êtes-vous pas la personne la plus socialement adaptée. Mais, voyez-vous, les sociétés sont toujours en mutation, même si ses effets ne sont pas visibles immédiatement. Il se pourrait bien que votre façon d’être aujourd’hui devienne la norme, d’ici à dix ou vingt ans. Le problème, c’est que vous aurez mis toute votre énergie à changer, à vous adapter à un modèle qui sera déjà dépassé le temps que vous arriviez à vous y conformer.

Cependant, vous faire payer pour vous faire croire qu’entrer dans le moule peut être profitable est un business juteux. On en parlera ce jeudi 16/12/2021 à 21h, avec Yo, ce putain d’autiste.

La sérotonine (susceptible de favoriser l’état de bonheur)

Aujourd’hui, c’est votre humble (mdr) serviteur qui la pourvoie. Testez la fonction recherche pour rigoler.

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